Surf - ''A Moroccan Memoir'' : Harrison Roach savoure en Afrique du Nord

Un jardin d'Eden sur lequel le free-surfeur australien a pris du bon temps.

- @oceansurfreport -


L'évasion, Harrison Roach connaît. Il l'a prouvé avec l'expédition "Arc of Aleutia", un voyage qui l'avait mené au-delà de l'ultime frontière aux côtés de Parker Coffin et de Nate Zoller, sur les îles Aléoutiennes. Cette fois, c'est au Maroc, par-delà les dunes, à la poursuite des pointbreaks, que le free-surfeur australien est parti à l'aventure.

Voici le journal de bord d'Harrison, publié sur roarkrevival.com : "Dès que je le peux, la première chose que je fais en arrivant dans un nouvel endroit est de contempler l'océan. Je l'évalue, je le critique, je le ressens. Je devine les marées et jauge l'aspect de la côte. J'imagine la direction de la houle et celle du vent. C'est une sorte de rituel que je fais pour moi-même : il m'offre des perspectives utiles et me permet de me sentir bien.

Au Maroc, j'ai été accueilli par de hautes collines qui enveloppaient la courbe du littoral vers Taghazout. L'air était sec, les couleurs de la terre offraient un mélange de bronze et de vert et le ciel brillait d'un bleu pâle. Un vent offshore fort et froid sifflait à travers les arganiers et les cactus et soufflait le dos d'une houle grossissante. Des vagues parfaitement formées se déroulaient sur des centaines de mètres, et derrière la barre, des nuages d'embruns étaient projetés en rafales.

J'ai pensé aux planches que j'avais amenées, et à laquelle j'allais surfer en premier. J'ai escaladé quelques rochers avant d'aller goûter la température de l'eau : des chaussons et ma combinaison 4/3 seraient parfaits. J'ai observé où je pourrai ramer. Au coucher du soleil, j'étais soulagé d'avoir une meilleure idée de ce à quoi m'attendre pour le lendemain matin. Rituel complet terminé, j'ai sauté dans ma petite voiture de location et suis parti à la recherche d'un tajine bien chaude et bien mérité.

J'ai enfilé dans ma combinaison avant de courir le long des falaises jusqu'aux rochers que j'avais repéré la veille. Je me sentais confiant avec un Neal Purchase Junior de 7'5 sous le bras. Je suis sorti par l'arrière juste à temps pour une série de vagues. Sur la route vers le cap, nous avons pu observé avec un enthousiasme grandissant le point break au nord d'Agadir, de plus en plus visible. Mais à l'intérieur de la baie, les vagues déferlaient là où elles ne l'avaient pas fait la veille.

Il est difficile d'expliquer l'excitation qui régnait dans notre voiture alors que nous filions sur la route tout en regardant les vagues se former au loin. Elles avaient l'air grosses. Nous avons fini par nous arrêter pour regarder le plus beau point break de notre vie. La vague déroulait sur plus d'un kilomètre de droite à gauche. Elle mesurait plus de deux mètres. Nous hurlions d'impatience. Le fort vent off-shore faisait gonfler les vagues et la houle arrivait de l'horizon en constante progression.

Je faisais danser le nose de ma planche. La tête baissée, aveuglé par les gouttes d'eau salée, je sentais le vent sous ma planche. J'étais maintenant sur la vague la plus longue et la plus rapide de toute ma vie.

Cette première vague que j'ai prise sur cette côte marocaine incarne à elle seule la raison pour laquelle je suis venu ici, à l'autre bout du monde."

Réalisation : Andrew Gough

 
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