XXL - Azalera : un film sur Gautier Garanx et sa relation à Belharra

Le surfeur et le réalisateur témoignent.

- @oceansurfreport -
Gautier Garanx et Belharra ont tissé des liens et forgé une histoire particulière. L'épisode le plus mémorable restera sans doute cette montage estimée à 19 mètres, dévalée de mains de maître par le surfeur originaire de Bayonne, et récompensée par la World Surf League lors des Billabong XXL Awards. Et cet épisode, le talentueux réalisateur Sébastien Chebassier (que nous avions rencontré au début de l'année), a souhaité en faire une histoire. Azalera est un court-métrage qui raconte Belharra à travers Gautier : son expérience acquise sur la vague basque, son rapport avec elle, et l'exigence que nécessite la pratique du surf de gros. Ils témoignent.
Gautier.
Gautier Garanx : "Je connaissais déjà Sébastien puisqu'il s'occupe des images d'un de mes sponsors. Azalera, c'est un court-métrage sur ma philosophie du surf de grosses vagues où l'on explique sa face cachée, et mon expérience à Belharra. Sébastien m'a filmé lors de ma préparation physique, mon entraînement en mer et en piscine. Le surf de gros, c'est comme les cassettes : il y a la face A qui est le surf de gros, et la face B qui est la préparation. Et c'est ce qu'il y a de plus important pour moi, tout ce qu'on ne voit pas. Le temps passe, mais ma passion, elle est intacte. Au-delà de l'aboutissement, je suis toujours en réflexion sur des manières d'améliorer mes entraînements, notamment en cassant ma routine. Là, un nouvel hiver arrive, et j'ai faim de bouffer, j'ai faim de vagues. Pas mal de projets vont arriver. Peter Conroy de Northcore, qui s'occupe notamment de la sécurité à l'eau à  Mullaghmore, va organiser un Big Wave Summit auquel je suis convié. L'an dernier, j'ai eu une invitation en "alternative" pour l'Eddie Aikau, qui n'a pas eu lieu. Pour cet hiver, pourquoi pas ? Et en compétition j'ai la Vaca XXL, le contest en tow-in à Nazaré. Je suis également en contact avec Eric Rebière et l'event d'Illa Pancha. Et je vais aussi l'épauler pour surfer quelques vagues en Galice. Et à côté de tout ça, j'aimerai faire de bonnes séances de tow-in dans le pays basque avec mon partenaire Julien Molia, sans courir aux quatre coins du monde. J'espère que je vais avoir un hiver sympa !"

Gautier Garanx : "L'idée est partie de la brasserie Belharra qui souhaitait, à travers des films, exprimer le caractère de ses bières au travers de plusieurs disciplines. Et le lien entre la vague de Belharra et Gautier était évident. Durant le tournage, on a eu beaucoup de soucis : on a failli cramer un drone, un appareil photo est resté au large des côtes, j'ai une caméra qui est encore en réparation... En fait, je suis parti du principe où l'on donnait une image légèrement faussée du surf de gros. Quand on regarde le dernier film de Vincent Kardasik, Vague à l'Âme, on entend Justin Becret dire qu'il a pris des énormes wipe-outs à Hawaii, à Mullaghmore, et le raconter avec le sourire. On a donc l'impression que c'est facile. À travers ce film, j'ai voulu montrer l'envers du décor : les heures passées à la piscine, les missions trails en montagne, la sophrologie, les rendez-vous chez le kiné... Les mois qui ont suivi la chute de Gautier à Belharra en 2013, ça a été difficile. Il a mis longtemps à s'en remettre et aujourd'hui, ça le touche toujours. J'ai souhaité revenir sur cette expérience et montrer tous les aspects qui entourent l'univers du surf de gros. Azalera, ça veut dire surface en Basque. La surface, c'est cette limite qu'il y a entre l'océan et le ciel. Mais aussi cette infime frontière qui sépare les exploits du doute."

>> "Azalera" sera diffusé en avant-première ce samedi 28 septembre sur le roof top du restaurant Les Baigneuses à Biarritz - plus d'infos sur la page Facebook de l'événement.  
         
Mots clés : gautier garanx, belharra, xxl, sébastien chebassier, azalera, surf de gros, vagues | Ce contenu a été lu 6032 fois.
Envoyez-nous vos photos, vidéos, actualités à l'adresse suivante
agnes@regie24h00.com
Articles relatifs
XXL | Le 14/11/2019
"Au large, on ne se rendait pas vraiment compte de la taille, mais c'est une fois au bord qu'on s'est dit que c'était quand même solide."